Mur avec les pochettes de disques de la scénographie de l'Espace Georges Brassesn

L’œuvre de Georges Brassens se distingue par sa richesse et sa fidélité à la langue française.

Au cours de sa carrière, il a écrit, composé et interprété près de 200 chansons originales.


Sa discographie
© C.sospedra

À ce répertoire s’ajoute une vingtaine de poèmes mis en musique, empruntés à des auteurs comme François Villon, Victor Hugo, Paul Fort…

Brassens a ainsi contribué à faire redécouvrir la poésie au grand public.



Couverture de disque vinyle. Hommage à Paul Fort. Photographie de Brassens et Paul Fort
© Philips. 1961

Les poèmes

Les débuts poétiques de Georges Brassens révèlent déjà les traits de son futur style.

Entre 1941 et 1942, il écrit Les Couleurs vagues, un recueil de jeunesse mêlant lyrisme et fantaisie, publié dans une revue fondée par Roger Thérond.

En 1942, Des coups d’épée dans l’eau reste inédit et réservé à ses proches, laissant apparaître un ton plus ironique et critique. Première édition publiée en 1982.

La même année, il autopublie À la venvole (1942) en tirage limité, preuve de ses premières ambitions littéraires.

Enfin, avec Les Amoureux qui écrivent sur l’eau (1954), il livre une œuvre plus mûre, marquée par une réflexion mélancolique sur l’amour et son caractère éphémère.


Poèmes retrouvés

On regroupe dans les Poèmes retrouvés les textes de jeunesse de Georges Brassens, écrits entre 1939 et 1946. Il ne s’agit pas d’un recueil constitué, mais d’un ensemble de poèmes dispersés, conservés notamment à la SACEM ou chez des proches. Retrouvés après coup, ces écrits, dont certains remontent à ses 18 ans, permettent de mieux comprendre ses débuts


Lien vers la liste des ses oeuvres poétiques

Son style, à la fois simple et exigeant, a profondément marqué la chanson française.

Son œuvre a largement dépassé les frontières : ses chansons ont été traduites dans une trentaine de langues, de l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et le grec jusqu’à l’hébreu, le russe, le polonais le japonais, etc..

À cela s’ajoute une dizaine de langues régionales ou dialectes (occitan, basque, breton, catalan…).

Plus d’un millier d’interprètes (en solo ou en groupes) ont déjà été recensés dans le monde entier.

Aujourd’hui encore, Brassens reste une référence majeure, à mi-chemin entre poésie et chanson.



LIEN A FAIRE Les traductions
Couverture de disque vinyle 33 tours avec une photographie de Georges Brassens. Ecriture en japonais. Dans un rond doré, Le disque d'or.
© Philips. 1978. Georges Brassens Chansons Toujours. Japonais.

Les romans

Les tentatives romanesques de Georges Brassens témoignent de son imagination singulière et de son goût pour l’écriture narrative.

En 1947, il publie La Lune écoute aux portes, son premier roman, autoédité sous une fausse couverture Gallimard. Diffusé de manière très confidentielle, l’ouvrage ne circule qu’à quelques dizaines d’exemplaires.

Quelques années plus tard paraît La Tour des miracles (1953). Brassens, alors âgé de 32 ans et au début de sa carrière, développe dans ce roman un univers à la fois fantasque et irrévérencieux.

Sa discographie
Couverture du livre "La lune écoute aux portes". Ce roman, édité en 1947, a été publié à compte d'auteur et espérant mériter un peu de publicité, Georges BRASSENS a usurpé pour cette édition la couverture et le sigle graphique de la maison GALLIMARD.
© Espace Georges Brassens. La lune écoute aux portes. 1947

Presse libertaire

Au printemps 1946, Georges Brassens envoie anonymement un article au Libertaire, journal anarchiste alors très diffusé. Repéré, il se rend au siège de la Fédération anarchiste et y adhère. Il devient ensuite correcteur et secrétaire de rédaction, participant activement à la vie du journal.

Il y publie au moins une vingtaine d’articles sous divers pseudonymes, tels que Géo ou Jo Cédille, Charles Malpayé, Charles Brenss, Georges Pommier ou encore Pépin Cadavre. Il y aborde des thèmes comme la liberté, l’antimilitarisme, les curés, les policiers et la désobéissance sociale.

Il collabore également au Combat syndicaliste, poursuivant ces mêmes idées dans un cadre militant. Il quitte ses fonctions en janvier 1947, lassé des tensions internes et de la ligne du journal, tout en conservant durablement sa sensibilité anarcho-libertaire, qu’il exprimera ensuite surtout dans ses chansons.

Vue de la scénographie avec écriture en rouge le Libertaire
La salle Le Libertaire © Espace Georges Brassens

Cinéma

Le parcours cinématographique de Georges Brassens, bien que marquant, reste limité, notamment parce qu’il n’aimait guère le métier d’acteur.

En 1957, il joue dans Porte des Lilas de René Clair, où il incarne « l’Artiste » et interprète plusieurs chansons. Le film connaît un certain rayonnement international et a été diffusé et adapté dans plusieurs langues.

En 1969, c’est dans Heureux qui comme Ulysse, de Henri Colpi, qu’il apporte ses chansons aux côtés de la musique de Georges Delerue.

Enfin, en 1971, il compose la musique de Le Drapeau noir flotte sur la marmite de Michel Audiard, adapté d’un roman de René Fallet.

En 1979, Georges Brassens participe au conte musical Émilie Jolie créé par Philippe Chatel. Il y interprète le personnage du hérisson, aux côtés de nombreux grands artistes de la chanson française.


Affiche du film Porte des Lilas de René Clair
© Espace Georges Brassens. Affiche du film "Porte des Lilas" de René Clair. 1957